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DE RIO A PARIS, L'ART PARTICIPATIF DE JR, ENTRE ACTION ET ECHANGE

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De Rio à Paris, l'art participatif de JR entre action et échange

JR Women are Heroes Paris/ © Martine Franck (Magnum)

S'il arrive d’attendre les trains sur les quais de la gare de Lyon, jusqu'au 2 novembre, vous pouvez en admirer un sur les quais de l'Ile Saint-Louis. En perpendiculaire, sur le pont Louis-Philippe, de gigantesques yeux noirs scrutent. En parallèle, juste en face de Notre-Dame, l'anamorphose d'une femme africaine s’étire.


Révolutionnaire JR ? Oui mais révolution de velours ou plutôt de papier. Ce train, ces yeux, ce corps sont des photographies de 5 mètres de haut (l’équivalent de trois étages d’échafaudage, nous pouvons en témoigner…) sur plusieurs kilomètres de long qui investissent l’espace urbain : une exposition à ciel ouvert, un "hold-up" artistique...

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… et dans la biographie de l’artiste

Originaire de la banlieue parisienne, JR fait ses débuts dans le milieu des graffeurs à une époque où il prend l’habitude de laisser son empreinte sur les toits de Paris. Venu à la photographie par hasard, après avoir trouvé dans le métro parisien un appareil photo, fétiche épiphanique, JR commence à réaliser les portraits de ses amis graffeurs. Le coût des tirages le pousse à exploiter les ressources d’un medium ordinaire, la photocopie, collée à même la rue ou le métro. L’économie de moyens, le chromatisme réduit au noir et blanc, contrastent avec les artifices et les couleurs des placards publicitaires qui prolifèrent dans les espaces urbains et péri-urbains où l’artiste a choisi de situer son œuvre.
En 2004, JR se fait connaître en couvrant sans autorisation les murs de la Cité des Bosquets à Montfermeil avec une vingtaine d’affiches grand format représentant les jeunes du quartier...

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JR, un artiste monumental

Murs publics, œuvre privée ?
L’œuvre de JR est singulière, au strict plan juridique. Elle prend pour support des immeubles publics ; en l’occurrence les murs des berges et la façade du pont Louis Philippe. On s’interroge spontanément sur le point de savoir comment l’artiste a pu coller de si grandes affiches sur des bâtiments publics à l’insu des autorités. La question pourrait ainsi être formulée: comment est-il possible de s’arroger un élément du mobilier urbain, qui par essence appartient à tous pour y apposer une œuvre, propriété d’une seule personne ? D’autre part, comment évoluera cette œuvre au regard des droits d’auteur, notamment du droit à l’intégrité de l’œuvre ?...

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