« Un événement considérable, le plus important sans doute depuis Van Gogh [...]. Wols a tout pulvérisé [...]. Après Wols tout est à refaire » (Georges Mathieu)
Exposée en 1947 à la Galerie René Drouin, La Flamme est à bien des égards une œuvre exceptionnelle. Elle figure dans la première exposition monographique des œuvres de l'artiste allemand installé à Paris en 1932. Elle compte en outre parmi les quelques seules quatre-vingts huiles sur toile répertoriées du peintre. Elle est enfin, pour la première fois depuis 1948 où elle fut directement acquise à la Galerie Drouin, présentée sur le marché.
Nicolas de STAEL « Depuis ce soir-là je roule de France en Sicile, de Sicile en Italie [...]. Le point culminant fut Agrigente »
Agrigente est ce point culminant auquel Nicolas de Staël fait référence dans la lettre qu'il adresse en septembre 1953 à son marchand Jacques Dubourg. De Rome à Assise en passant par Tivoli, Ravenne, Naples et les sites de Pompéi, Paestum et Syracuse, le séjour en Italie mène Staël à Agrigente, sous le soleil de plomb du mois d'août 1953. De retour en France, ressurgissent les paysages insolés de Sicile. Entre la fin de l'année 1953 et l'été 1954, installé à Ménerbes dans le Vaucluse, Staël peint dix-neuf vues d'Agrigente dont celle présentée par Sotheby's.
Un colosse disparaît : JOHN MCCRACKEN ou la sculpture minimaliste américaine
Pablo Picasso, Femme agenouillée se coiffant, 1906 ou les techniques de bronzes d’art
Simon Hantai, Pour Pierre Reverdy entre couleur, lumière et hommages
Pleins phares sur une paire d’appliques en bronze doré
L’étoile Polaire
L’édition très récente du catalogue raisonné de l’artiste catalan Jean Sala (1869-1918) permet d’aborder de nombreux points sur la peinture à la charnière des XIXème et XXème siècles.
Nous ne nous intéresserons pas à la peinture publicitaire, ni aux paysages ou aux scènes de genre, mais plutôt à un modèle de Jean Sala : l’actrice Polaire. C’est l’occasion de revenir sur une des artistes les plus illustres du début du XXème siècle.
Trois petits dessins pour un grand artiste : Henri de Toulouse-Lautrec
Parmi les 5000 dessins que compte l’œuvre de Toulouse-Lautrec (1864-1901), deux petites encre de chine et un dessin à la mine de plomb fort enlevés se sont vendus le 31 janvier dernier à Albi (Hôtel des ventes du Tarn). Célèbre pour sa manière de croquer le Paris Fin-de-Siècle des cabarets, Toulouse-Lautrec fait partie de ces artistes symptomatiques d’une époque effervescente où, entre deux french cancans et au rythme de la succession des mouvements artistiques, fleurissent revues, journaux et albums d’estampes...
.jpg)
Paul Colin (1892-1985). Le Tumulte Noir. 1929. Lithographie et coloris au pochoir.
En 1929, Paul Colin réalisa cet album en hommage à la « folie noire » qui s’était emparée de Paris avec l’apparition du jazz, et surtout l’arrivée de Josephine Baker et de sa troupe : la Revue Nègre enflamma en effet le Théâtre des Champs-Élysées en 1925 par sa nouvelle danse débridée, le charleston, que Jospehine Baker dansait juchée sur un tambour géant.
.jpg)
Paul Colin (1892-1985), Josephine Backer in Le Tumulte Noir, 1929, lithographie et coloris au pochoir. Courtesy Ader
A deux faces : Portrait de Picasso par Dora Maar
.png)
Sotheby's, Paris.
1936 : un an après leur rencontre à la terrasse des Deux Magots, Dora Maar (Henriette Markovitch de son vrai nom, 1907-1997) peint le Portrait de Picasso (1881-1973).
Estimée 120 000 – 180 000 euros, l’Å“uvre provenant de la collection Pierre Leroy (au sujet duquel Philippe Sollers écrit : « Les collectionneurs sont des gens étranges, des maniaques de la mémoire concrète, des spécialistes de l’ombre. Voyez Pierre Leroy ! Il n’a l’air de rien, il parle peu, il connait les vraies affaires mieux que personne, mais il reste constamment en attente, en alerte, à la limite de l’effacement. Et puis tout à coup, poker : une vente chez Sotheby’s) et reproduite en couverture du catalogue de la vente de l’atelier de Dora Maar où Pierre Leroy l’acquiert en 1998, a été adjugée 480 750 euros chez Sotheby’s (Paris) le 9 décembre dernier.
Poker donc pour cette huile sur toile décrite comme la plus belle Å“uvre peinte de l’artiste dont on connait surtout les photographies surréalistes et la qualité de muse, maîtresse, modèle...







