May 17, 2010

Quand la Lady rend son producteur Gaga

Par Jessica Giraud
Rob Fusari, ancien producteur et ex amant de la chanteuse Lady Gaga (de son vrai nom Stefani Germanotta), lui réclamait le 19 mars dernier devant la Cour suprême de New York, la coquette somme de 30,5 millions de dollars, pour violation du contrat de production.
 
L’agent newyorkais, qui se targue d’être à l’origine du phénomène Gaga et dont il a coécrit plusieurs de ses tubes tels que Beautiful, Dirty, Rich, ou Paparazzi, a engagé des poursuites suite à sa rupture amoureuse et professionnelle avec la star en 2007.
 
Il lui réclame aujourd’hui les 20% de commission en tant qu’agent et les 15% des revenus tirés du marchandising international que génère le commerce de son disque The Fame (repabaptisé en 2009, The Fame Monster), censés lui revenir au titre du contrat de production conclu entre les parties peu de temps après leur première rencontre en 2006.
 
La star nommée dernièrement par Times Magazine “artiste la plus influente de l’année 2010” habituée dans ses clips à traiter ses amants comme des jouets, s’avère aussi redoutable à la ville qu’à la scène. Loin d’être folle, Lady Gaga produisait à l’instance deux chèques de $203'000 et $394'965 remis à Fusari en 2009 représentant ses 20% de commission.
 
En outre, était inscrit au dos du second chèque la mention suivante : « Le dépôt de ce chèque vaut accord pour toutes sommes dues et à devoir au sous signé »*. En d’autres termes, en endossant ce chèque, le bénéficiaire s’engageait à ne réclamer aucune autre somme supplémentaire.
 
Reste que, nonobstant la question du pourcentage sur le marchandising, Fusari prétend n’avoir jamais endossé le second chèque.
 
 A la justice de dire qui de Fusari ou de Lady Gaga à le meilleur « poker face »...
 
* En anglais: “Endorsed in accord and satisfaction of all sums due to undersigned"
 

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