29 Novembre 2013 14:30

Le testament Brassaï

 Par Julien Beauhaire

 
 
La Mairie de Paris offre à voir une très belle rétrospective dédiée à Brassaï et… Paris.
 
Trois ingrédients suffisent à faire de cette rétrospective consacrée à Brassaï un succès (plus de 20 000 visiteurs en dix jours !) : la critique d’art et spécialiste du photographe Agnès de Gouvion Saint-Cyr au commissariat, trois cents tirages originaux ayant pour fil rouge la passion qui a uni un demi siècle durant l’artiste polymorphe à la Ville lumière et enfin Paris, qui après sa mise en images par Doisneau, Izis, Ronis ou le cinéma hollywoodien, s’offre une nouvelle fois – gratuitement – à ses habitants. Gyula Halász (1899-1984), rejoint Paris en 1924 où il rencontre Desnos, Prévert, Cendrars ou Henry Miller. Il entame cinq ans plus tard la photographie sous le nom de Brassaï, notamment à travers une recherche passionnée des graffiti.
 
 
Au bistrot (1930-1932) © Brassaï
 
Ses déambulations le conduisent à fixer pour l’éternité un Paris méconnu (Paris de nuit, 1932), celui des quartiers chauds, des cafés populaires, des maisons closes, des gangsters, etc. Rapidement, il devient internationalement connu et réalise en 1956 Tant qu'il y aura des bêtes, primé à Cannes. Écrivain, photographe ou cinéaste, l’homme chérit toujours la capitale, « sa madeleine à lui », comme le rappelle Agnès de Gouvion Saint-Cyr.
 
 
Le ruisseau qui serpente (1931-1932) © Brassaï
 
 
Le premier bateau (1929-30) © Brassaï
 
 
À lire : l’excellent catalogue Brassaï, pour l’amour de Paris, d’Agnès de Gouvion Saint-Cyr (Flammarion, 256 pages, 35 €).
 
 
Brassaï, Pour l’amour de Paris, jusqu’au 8 mars 2014 à la Mairie de Paris


Brassaï, l'amoureux de Paris par mairiedeparis

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