25 Octobre 2009 16:56

La Fiac 2009 : une foire enfin internationale à Paris

par Tatyana Franck

En plein marasme économique, la Fiac s’offre pour sa 36ème édition, un véritable succès commercial et artistique. Cerise sur le gâteau pour les organisateurs parisiens longtemps dans l’ombre de la Frieze, le grand concurrent londonien connaît une vraie baisse de régime... Certaines galeries internationales avaient réservé leurs plus belles œuvres pour la foire parisienne… Il faut dire que le coût des stands au Grand Palais est plus élevé que Maastricht et Bâle ! Et pour les galeristes, il importe de rentabiliser.

Reprise par la foire Abu Dhabi Art Fair du 19 au 22 novembre, les organisateurs ont eu l’idée judicieuse de présenter dans une partie séparée sous la verrière du Grand Palais, un best of mélangeant des chefs d’œuvre d’art moderne provenant des plus grandes galeries internationales dont deux d’entre elles n’avaient jamais exposé à la FIAC: Gagosian New York et Pace Wildenstein qui se réservent en Europe à Basel et Maastricht. Conçu par le marchand parisien Daniel Malingue, ce projet regroupait 25 tableaux et sculptures dont un fascinant portrait de Bacon, Head III, 1949 et un très beau stabile de Calder pour un montant total de 400 M$.

Succès populaire aussi puisqu’avec une hausse de 23% par rapport à l’année dernière, soit près de 90 000 visiteurs dont 40% d’étrangers, le millésime 2009 se révèle même être un record. Et ce malgré un billet d’entrée à 28 euros et près de 3 heures d'attente le dimanche ! Pour admirer des stands parfois fermés… pour cause d’affluence ! Les plus malins avaient pensé à réserver leur billet en ligne – à 23 euros « seulement » ! – et sont venus le jeudi soir…

A la Cour carrée du Louvre, les galeristes ont fait beaucoup d’efforts pour la conception de leur stand. Hervé de Loevenbruck a, par exemple, demandé à l’architecte français Edouard François de réaliser un panneau d’isolation pour l’extérieur de son stand. Il s’agit d’un système « alternatif » de construction et d’isolation. Sur le stand d’Alain Gutharc, la mise en scène du couturier Christian Lacroix a dopé les ventes malgré un manque de visibilité des œuvres. Juste à côté, la galerie Aline Vidal présentait un étonnant billard fantaisiste de Stéphane Thidet. Heureusement présentée dans une salle séparée, cette très belle œuvre a fasciné beaucoup de visiteurs.


Stéphane Thidet, Sans titre (Je veux dire qu'il pourrait très bien, théoriquement, exister au milieu de cette table
[…]), 2008, Billard, matériaux divers, 400 x 200 x 180 cm. Photo: Marc Domage. Courtesy Galerie Aline Vidal



Autre signe de bonne santé pour la foire mère, les foires « off » étaient à l’honneur cette année :
Bienvenue à Cutlog, une nouvelle hébergée à la Bourse.
Grosse déception : Show Off, qui a déménagé sous le pont Alexandre III et dont une de ses fondatrices, Magda Danysz a déclaré forfait quelques semaines avant !
Slick au 104 est à la hauteur des espérances. Clin d’œil à Dracula avec l’exposition cansacrée aux vampires par Marc Blezinger sur le stand aux cimaises noires de la galerie Basia Embiricos. Une dynamique jeune avec des stands joyeux, comme celui de la collaboration d’Elaine Levy Project (Bruxelles) avec la Galerie Polaris (Paris) qui présentaient notamment les drapeaux du styliste belge Walter van Beirendonck.


Walter van Beirendonck, Power and Pride N° 3018, Avatar N° 3025  et King Kong Koons N° 3006, Série Flag, Coton brodé, pièce unique, 80 x 120 cm / 2009. Courtesy Galerie Polaris.

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