10 Avril 2013 10:16

La fabuleuse collection d'Howard Greenberg

Par Julien Beauhaire
 
 
Où retrouver certains des meilleurs clichés de Roy De Carava, Walker Evans, Berenice Abbott, Dorothea Lange, Edward Weston, Leon Levinstein, Saul Leiter, Robert Capa, Josef Koudelka, Diane Arbus ou William Klein ? À la fondation Henri Cartier-Bresson, à l’occasion de l’accrochage de la collection Howard Greenberg.
 
Howard Greenberg est à la fois un collectionneur et un galeriste. Son medium de prédilection ? La photographie. « C’est tout ce qui compte pour moi », confesse-t-il. Dès le début des années 1970, alors qu’il se remet d’un grave accident, il tient pour la première fois un boîtier. « Ça a changé ma vie ». Rapidement, l’homme se passionne et crée le centre de la photographie de Woodstock en 1977 – qui existe toujours –, puis sa galerie en 1981, ouverte seulement six mois par an. À l’époque la pratique n’est pas encore érigée au rang d’art et il suffit d’une journée pour faire le tour des galeries new-yorkaises !
 
 
Henri Cartier-Bresson, Madrid, 1933
© Henri Cartier-Bresson. Magnum Photos. Courtesy Fondation HCB et Howard Greenberg Gallery
 
Durant des années, le commerçant réalise de belles ventes, mais tarde à comprendre qu’il peut, lui aussi, acheter pour son compte personnel. « Le plaisir de sélectionner et de monter le travail des autres, la chance de découvrir l’Histoire, mais aussi de révéler, m’ont conforté avec bonheur dans ce rôle de galeriste. » En quelques années, il passe de galeriste à collectionneur. Un collectionneur qui fonctionne au coup de cœur et qui vend pour acheter. S’il apprécie particulièrement les photos du milieu du XXe siècle et leur touche humaniste, il voue également une passion aux portraits, « la photographie des gens », qu’il revendique. Les photos défilent et sous nos yeux se donnent à voir les cadrages de Saul Leiter, Robert Frank, Manuel Alvarez Bravo, Weegee, W. Eugene Smith ou Bruce Davidson. En deux dominantes : la première qui raconte l’Histoire, devenue celle des manuels scolaires (dépression, guerre, apartheid, etc.) et la seconde qui s’attache davantage à la « magie transcendante de l’art ».
 
 
Ruth Orkin, Jeune femme américaine en Italie, 1951
© Ruth Orkin  Courtesy Howard Greenberg Gallery
Collection Howard Greenberg, à la Fondation Henri Cartier-Bresson, jusqu’au 28 avril 2013.

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