Newsletter №10

IMPRESSIONS DE FIN D'ANNEE

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Palais d’hiver pour Claude Monet

Claude Monet a peint sans relâche pendant plus de soixante années, élaborant une œuvre qui incarne peut-être l'expression la plus pure de l'impressionnisme.

Quasiment aveugle à la fin de sa vie, Monet n’a jamais perdu de vue la vérité de la sensation. Depuis la transcription fidèle jusqu’à l’écriture gestuelle, de la série d’images à la décoration murale enveloppante, son œuvre constitue un des fondements de l'art moderne. Car si l’on devine encore la silhouette de la série des cathédrales ou des nymphéas de Giverny, Monet est bien un précurseur de l’abstraction. 

Les deux expositions que lui consacrent actuellement le Grand Palais et le musée Marmottan offre une vision renouvelée et stimulante de l’œuvre de Monet.

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Chers Impressionnistes,

Chers Impressionnistes,

Cette année-là, en 1867, le public ne vous connaissait pas,

dans le ciel passait une musique, l’air d’un opéra de Charles Gounod, Ah ! Lève-toi, soleil !,

un oiseau qu’on appelait le ballon de Nadar, Gaspard Félix Tournachon de son vrai nom.

C’était l’année de l’Exposition universelle. Dans l’angle supérieur droit du tableau de Manet représentant l’événement (Oslo, Nasjonalgalleriet), une montgolfière. A son bord, le photographe, aéronaute et caricaturiste, Nadar.

Quatre ans auparavant, en 1863, Manet scandalisait la critique avec Le Déjeuner sur l’herbe (Paris, Musée d’Orsay). Qualifié d’ « indécent » par Napoléon III, le tableau est exposé en marge du Salon officiel dans ce qui deviendra, en conséquence, le Salon des Refusés. Du même coup, le cadre du marché de l’art commence à se déplacer : début de la fin de la superstructure étatique et du passage obligé pour décrocher commandes publiques et clientèle...

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C’est Noël, offrez un Monet… à votre musée !

Georges Pompidou a pu déclarer, de manière réaliste, en 1972 : « Si l'Etat, les collectivités publiques avaient, au temps des impressionnistes, des fauves, des cubistes, des abstraits, acheté ce que la critique, presque unanime, considérait comme ridicule, nous n'en serions pas réduits à mendier des dons, à compter sur la générosité de quelques héritiers ou de quelques amateurs pour garnir les cimaises de nos musées ».  

Le Professeur Ponthier d’en conclure : « Il est incontestable que, grâce à un certain nombre de legs, nous disposons d'une richesse de tableaux que les fonds d'acquisition des musées n'auraient jamais permis d'obtenir comme, par exemple, et entre autres, le legs Monet avec la somptueuse série de tableaux du musée Marmottan ». (note 1)
 
Il suffit d’observer la part des œuvres entrées dans les collections publiques par suite d’une libéralité pour s’en convaincre. Si on laisse de côté la dation, la pratique du legs et les donations en générale sont une des sources principales de l’enrichissement des collections nationales.
Le marché de l’art est-il réservé aux initiés ?

GIACOMETTI, AU MUSEE, DANS LES SALLES DE VENTES ET DEVANT LA COUR DE CASSATION

Joyeuses Fêtes artistiques !

IMPRESSIONS DE FIN D'ANNEE

SPECIAL JAPON

LA PHOTOGRAPHIE EN LIGNE DE MIRE

DES EXPERIENCES VIRTUELLES MAIS DES VENTES BIEN REELLES

LUCIAN FREUD OU L'INCONSCIENT DE LA CHAIR

MATISSE/RODIN DEUX GENIES AUX MULTIPLES TALENTS

UN BOLTANSKI MONUMENTAL

JENNY HOLZER : LIGHT AND DARKNESS

L'ART BRUT A DECOUVRIR TOUT EN DOUCEUR

DE RIO A PARIS, L'ART PARTICIPATIF DE JR, ENTRE ACTION ET ECHANGE